Microprocessor RISC-V à base de transistors nanotubes CNT

04 septembre 2019 //Par A Delapalisse
Microprocessor RISC-V à base de transistors nanotubes
Des ingénieurs du Massachusetts Institute of Technology ont construit un microprocesseur RISC-V 16 bits utilisant des transistors à base de nanotubes de carbone; un exploit qui pourrait indiquer une voie au-delà de l'électronique à base de silicium.

Les travaux de recherche sur les CNT , soutenus par Analog Devices Inc., la National Science Foundation et le Air Force Research Laboratory, ont été initialement rapportés dans Nature. Le  carbone est étudié en tant que matériau actif dans les transistors CNT à la pointe de la technologie car il offre une alternative plus rapide, mais l’un des avantages du démonstrateur de recherche fabriqué au MIT est qu’au-delà des FET à nanotubes de carbone spécialisés (CNFET), le développement a utilisé des outils de conception existants et une infrastructure de fabrication standards.

Les transistors au silicium ont bien servi l’industrie électronique pendant de nombreuses décennies, mais l'augmentation la vitesse et le réduction de la taille physique de ces transistors sont devenus de plus en plus complexes et coûteux ce qui justifie les recherches sur des matériaux alternatifs.

La recherche indique que les CNFET pourraient offrir 10 fois l'efficacité énergétique et des vitesses 3 fois supérieures à celles du silicium, mais le problème non résolu des défauts introduits au cours du processus de fabrication ont empêché leur adoption.

La principale contribution du MIT consiste à avoir développé des techniques permettant de limiter les défauts et de permettre la fabrication de CNFET complémentaires contrôlables, qui peuvent ensuite être utilisés comme substituts de la fabrication de systèmes CMOS dans un flux de conception conventionnel.

L’équipe a utilisé des contacts métalliques en platine ou en titane pour définir les transistors comme étant de type P ou N, puis les a recouverts d’un composé oxyde, afin d’accorder les transistors en fonction des performances ou de la consommation électrique.

Les solutions du MIT comprennent RINSE (élimination des nanotubes incubés par exfoliation sélective), MIXED (ingénierie d'interface métal croisée avec dopage électrostatique) et DREAM (conception de la résilience contre les CNT métalliques).

L'article de Nature décrit la conception du microprocesseur et comprend plus de 70 pages détaillant la méthodologie de fabrication.

à suivre: "Hello World!"


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