L’Or des villes : à l’assaut de la Mine Urbaine

22 juillet 2019 //Par D.Cardon
L’Or des villes : à l’assaut de la Mine Urbaine
Le sujet n’est pas nouveau mais les besoins sont grandissants : comment réutiliser les tonnes de métaux, et notamment les métaux critiques, que l’on trouve dans les déchets électroniques ?

C’est autour de ces enjeux que se décline le concept de « Mine Urbaine » : exploiter les gisements de déchets dans nos villes, notamment en recyclant les métaux et en les réinjectant dans le cycle de fabrication de nouveaux produits. Ces gisements, en grande majorité des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), proviennent de chaines de production (rebuts notamment, souvent traités in situ), ou de collectes de produits en fin de vie.

L’exemple des smartphones

Il s’en est vendu plus de 7 milliards depuis 2007 dans le monde, et 24 millions chaque année en France. A raison d’un changement en moyenne tous les deux ans, ce seul appareil électronique est constitué à 50% de métaux : nickel, aluminium, cuivre, platine, palladium, europium, indium, néodyme… une cinquantaine en tout, dont certains considérés comme critiques par la Commission Européenne, parce qu’ils génèrent une très forte dépendance auprès des pays fournisseurs, majoritairement la Chine, la Russie, le Brésil, les Etats-Unis, la République Démocratique du Congo ou encore l’Afrique du Sud.

Des acteurs industriels actifs et un marché qui va exploser

Les industriels chinois sont aujourd’hui les plus actifs dans le domaine. Ainsi, la Chine se positionne comme un fournisseur clé de métaux au niveau international, mais doit aussi faire face à un besoin majeur de recycler les produits sur ses marchés intérieurs. En Europe, trois gros acteurs industriels seulement sont leaders sur ce marché : le suédois Boliden, le belge Umicore et l’allemand Aurubis. En France, la filière s’est structurée en janvier 2019 mobilisant des acteurs industriels, académiques et des fédérations professionnelles, sous la forme d’un Comité Stratégique de Filière « Mines et Métallurgie ». Le tissu industriel est composé de grands groupes comme Suez et Veolia, mais aussi d’entreprises plus spécialisées comme Derichebourg, Snam, Recy’Stem, Eurodieuze, Morphosis ou encore Eramet. Sur un plan technologique, deux familles de procédés dominent le marché aujourd’hui : l’hydrométallurgie et la pyrométallurgie. Mais de nouvelles voies se développent utilisant des microorganismes. 


Vous êtes certain ?

Si vous désactivez les cookies, vous ne pouvez plus naviguer sur le site.

Vous allez être rediriger vers Google.