Améliorer la formation en électronique de production

11 avril 2019 //Par A.Dieul
Améliorer la formation en électronique de production
572 M€ seront investis en Bretagne sur quatre ans (2019-2022) pour accompagner la formation professionnelle. L'Etat mettra la main à la poche à hauteur de 216 M€ tandis que la Région Bretagne, abondera à hauteur 356 M €. L'Etat et la Région, tous secteurs d'activités confondus, prévoient 91 000 entrées en formation d'ici 2022. L'objectif recherché est d'améliorer l'insertion dans l'emploi des publics qui en sont les plus éloignés : - les demandeurs d'emplois de longue durée et les moins qualifiés, - les jeunes en rupture du système éducatif n'étant ni en emploi ni en formation.

Lundi dernier, Murielle Pénicaud, ministre du Travail et Loïg Chenais-Girard, président de la Région Bretagne étaient dans les locaux de Novatech à Pont de Buis dans le Finistère pour signer le Pacte régional d'investissement dans les compétences, un événement important pour l'avenir, notamment celui des entreprises de fabrication électronique à l'image de Novatech qui compte 220 salariés sur son site de Pont de Buis et 155 à Lannion. S'adressant à la ministre et au président de Région, Jocelyne Madec, Pdg de l'entreprise a rappelé « A Pont-de-Buis, nous fabriquons des cartes et des systèmes électroniques pour des marchés publics comme la Rapt et Sncf. Nous fournissons également la Défense avec l'aéronautique, le spatial et à Lannion pour la robotique, la cobotique, les automatismes et le médical. Nous avons également créé un bureau d'études pour accompagner nos clients. Pour nos grands clients, nous devons en permanence faire reconnaitre notre légitimité technique. Cela passe par des efforts permanents en matière de valorisation des compétences par la formation de l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise. Je ne vais sans doute pas vous l'apprendre mais la filière électronique est en grand déficit en matière de formations. Nous avons les plus grandes difficultés, à quelque niveau que ce soit, à recruter des personnes compétentes issues des filières de formation initiale ou professionnelle. Nous n'avons plus de CAP, plus de BEP, plus de Bac, plus de BTS et l’enseignement de l’électronique dans les écoles d’ingénieurs n’est pas approfondi. Dans notre vie quotidienne, qu’elle soit personnelle ou professionnelle, tout est numérique. Mais pour faire du numérique il faut de l'électronique avec du hardware. Nous sommes à la croisée des chemins avec une activité en forte croissance et un accroissement du nombre de personnes partant à la retraite. Nos difficultés à recruter des personnes compétentes et opérationnelles rapidement, nous amènent à refuser des commandes ! Nous faisons face au prix d’une dépense d’énergie phénoménale. Notre service RH, en partenariat avec


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