Sanctuary pour l'éternité : votre photo sur la lune

11 avril 2018 // Par A.Dieul
Cinquante ans après le premier pas de l’humanité sur la Lune, un projet dont le CEA est partenaire décollera en 2019 pour marcher dans les pas du programme Apollo. Cette mission, la première exploration spatiale financée par des entreprises privées, emportera 17 disques de saphir portant témoignage de notre époque. Ce projet nommé Sanctuary est porté par 8 membres dont deux chercheurs du CEA/Irfu.

Cinquante ans après le premier pas de l’humanité sur la Lune, un projet dont le CEA est partenaire décollera en 2019 pour marcher dans les pas du programme Apollo. Cette mission, la première exploration spatiale financée par des entreprises privées, emportera 17 disques de saphir portant témoignage de notre époque. Ce projet nommé Sanctuary est porté par 8 membres dont deux chercheurs du CEA/Irfu.

Cette mission, essentiellement financée par Audi et Vodafone a été réalisée par une équipe d’ingénieurs allemands, les PTScientists. Ils ont conçu une sonde (ALINA) qui alunira dans la région de Taurus Littrow, non loin du site d’Apollo 17, ultime mission du programme lunaire américain. Ce sera aussi la première mission spatiale dédiée à l’archéologie. Pendant 12 jours – presque un jour lunaire – deux robots exploreront les vestiges laissés par les astronautes américains 47 ans auparavant.

Sur les flancs de la sonde sera fixé un cube d’une dizaine de centimètres d’arête contenant 17 disques de saphir pesant 700 grammes. Gravés à leur surface des pixels noirs et blancs 50 fois plus fins qu’un cheveu représentent sous forme de textes, d’images, de diagrammes ou de données codées l’intégralité de deux génomes humains (un homme, une femme), une sélection d’informations scientifiques, d’œuvres artistiques et de travaux collaboratifs : le projet Sanctuary.

Pour concevoir les contenus de ces disques, un groupe de scientifiques, d’ingénieurs et de graphistes français, canadiens et allemands s’est constitué en janvier 2017. Enthousiastes de l’exploration spatiale, ils avaient tous en tête les messages apposés sur les sondes Pioneer et Voyager, lancées dans les années 70 vers les confins du système solaire. À leur bord, une plaque d’aluminium doré ou un vidéodisque portaient des informations sur l’humanité et notre planète. Des artefacts supposés intelligibles par une hypothétique intelligence extra- terrestre. Le but de Sanctuary est tout autre. Posé sur la Lune, en périphérie de la Terre, ses éventuels découvreurs seront vraisemblablement nos descendants, dans un lointain futur.


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