Influence de la maîtrise des composants sur la fiabilité et la durée de vie des convertisseurs DC-DC

05 décembre 2017 // Par Anne-Marie Bayliss, directeur du marketing produit de Murata Power Solutions
L'un des principaux problèmes pour créer de grands centres de données, des réseaux mobiles hautes performances et d'autres systèmes basés sur la concentration d'une grande puissance de calcul en un même endroit est de gérer la chaleur qu'ils génèrent. Dans les petits systèmes comme les stations de base cellulaires, on a recours à des dissipateurs et des ventilateurs complexes. Mais dans le cas des grands centres de données, on consomme double énergie : une fois pour alimenter le système, puis ensuite pour dissiper toute la chaleur perdue lors des calculs. Les stratégies de refroidissement appliquées aux centres de données sont parfois si complexes à gérer que Google a récemment dû appliquer des algorithmes d'apprentissage machine au système de refroidissement de l'un de ses centres, parvenant ainsi à en améliorer le rendement de 40%. Et la question de "l'électronique chaude" va devenir de plus en plus problématique. Si la tension de fonctionnement des circuits intégrés est passée du traditionnel 5V au 1,8V, voire moins, dans les puces les plus rapides afin de faire face à la miniaturisation accrue et à la commutation plus rapide, la consommation, elle, augmente. De ce fait, la chaleur augmente dans les chips eux-mêmes, mais aussi, par effet Joule, dans les systèmes supports comme les convertisseurs DC-DC qui alimentent l'essentiel du calcul.
Anne-Marie Bayliss,Murata Power Solutions