Gérer l'obsolescence des composants dans les appareils médicaux

20 juin 2017 // Par Michele Windsor, responsable du marketing mondial chez Accutronics
Le secteur de l'électronique grand public a adopté l'obsolescence en tant que moyen d'augmenter les bénéfices. Smartphones, ordinateurs portables et lecteurs multimédias sont tous conçus pour tomber en panne, et cette philosophie est entièrement axée sur la batterie rechargeable. De nombreux fabricants scellent désormais la batterie dans l'appareil : faute de pouvoir changer la batterie lithium-ion (Li-ion) lorsqu'elle arrive en fin de vie, les utilisateurs sont forcés d'acheter un nouveau produit. Mais lorsqu'il s'agit d'appareils médicaux, l'obsolescence à une telle échelle est tout simplement inacceptable. Le marché de la consommation grand public semble avoir accepté l'obsolescence (la défaillance) programmée en tant que mal nécessaire de nos temps modernes. Dans le domaine de la technologie médicale, en revanche, l'idée de devoir remplacer un appareil coûteux à cause de sa batterie, par exemple, parce qu'elle tomberait soudain en panne au bout de deux ans, déclencherait un véritable tumulte. Bien entendu, l'obsolescence est inévitable dans une certaine mesure, notamment du fait de l'évolution constante de la technologie et de l'adaptation aux attentes des consommateurs et aux innovations médicales. Et la technologie des batteries fait régulièrement la une, car les fabricants d'éléments de batteries tentent constamment de s'aligner sur les besoins des appareils de grande consommation. Les options des fabricants d'origine d'équipements médicaux sont donc limitées.
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Michele Windsor,Accutronics,